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Cr Virolothon 2003 : la pluie et la neige à l’extérieur, le soleil sous le casque.

 

1er épisode : le départ (vendredi 3/10/2003)

C’est par un temps gris sur Limoges que je prends la route pour rejoindre Méaudre. Après avoir chargé ma monture, c’est le départ. Le trajet se passe sans difficulté, N141 jusqu’à Clermont Ferrand, nationale très roulante puis pour éviter l’autocroute Clermont-Lyon je décide de prendre les petites routes afin de m’entraîner pour les jours prochains. Après une portion d’autoroute jusqu’à Thiers (erreur de parcours car ce n’était pas le RB que j’avais prévu) je prends la direction Ambert, et le Puy en Velay , par une très belle route traversant des paysages magnifiques.

Cette belle félicité est soudainement  interrompue lorsque qu’après avoir dépassé une voiture, celle-ci me fait des appels de phares répétés, après un instant de doute, est-ce pour me signaler un radar plus loin ? Lui aurais je fait une vacherie lors de mon dépassement, pourtant je suis convaincu d’avoir été très correct  et ma vitesse est très modérée, ? Finalement je décide de ralentir et je passe ma main derrière mon dos pour me rendre compte de ce que voulait me signaler l’automobiliste… mon top case à le couvercle grand ouvert, moment de doute… qu’ai je bien pu semer sur le parcours… après un arrêt et avoir fait un signe de remerciement à cet automobiliste complaisant je constate que tout est bien en place sauf une des baskets que j’avais emmené pour les soirées… hésitation sur la conduite à tenir  !! Est-ce que j’essaye de faire demi-tour, depuis combien de temps ce fichu top case a t’il décidé de faire relâche ? … Finalement je prends l’option de faire demi-tour… après 10 kilomètres sans voir ma godasse baladeuse, je commence à envisager de reprendre ma route quand soudain à la sortie d’un virage je la vois gentiment posée entre le bitume et la berne… En fait heureusement que j’avais pris des précautions pour tasser mes bagages sinon je crains bien que j’aurais joué au petit poucet sur une si longue distance sur une route passablement bosselée.

Après cet épisode, sans problème le Puy en Velay, puis s’enchaîne les routes traversant l’auvergne et l’Ardèche : Brive Charensac, Ste Agrève, Lamastre, Tournon sur Rhone, puis arrivée dans les contreforts des Alpes : Tain l’ermitage, Romans sur Isère, puis Auberive en Royan. La nuit commence à tomber sur les alpes, les 30 derniers kilomètres se font à allure super lopette avant d’arriver à Méaudre après avoir traversé les gorges de méaudre qui semblent très jolies mais la nuit et la route mouillée n’incite pas à écarter trop les yeux de la route. Finalement je suis rejoins par Corinne ‘tite route » et Biaz avec sa futura et nous faisons les quelques kilomètres nous restant pour rejoindre le gîte vers 21h.

 

2ème épisode l’accueil (Vendredi 3/10/2003)

A peu près la moitié des motos sont déjà arrivées, Mash a pensé à baliser l’entrée avec une moto. Nous sommes rapidement accueillis par Mash et Cece.

Après l’installation dans les dortoirs, nous nous retrouvons tous dans la salle à manger, où nous faisons connaissance avec les derniers arrivants.  Les discussions tournent souvent autour des prévisions météo qui sont pessimistes pour le week end, de la neige a été annoncée au-delà de 1500 mètres alors que nous devons franchir en particulier le col de l’Iseran qui dépasse largement les 2500 m. En dépit d’une relative inquiétude concernant la météo, un bon repas chaud suivi d’un peu de « bizarre » et la soirée se déroule dans une bonne ambiance, et se termine pour certains au alentour de 2h30-3h. Le réveil s’annonce difficile.

À 8 heures, c’est le réveil, un coup d’oeil dehors pour constater qu’il tombe une pluie fine et le plafond nuageux est bien bas (malgré que nous ne soyons pas à une grande altitude).

 

3ème épisode Les cols (Samedi 4/10/2003)

Le petit déjeuner avalé alors que les premiers sont déjà sur la route depuis un moment, je recherche des compagnons de route qui ne souhaitent pas arsouiller (car je n’en ai ni le goût, ni la moto pour jouer à Gary Mac Coy dans chaque virage), finalement, je pars avec Pervers (Jean Jacques) avec sa Transalp, Lévrier Noir avec sa GS, et Marc avec sa Café Racer.

Nous prenons la route vers 10 heures, Direction Grenoble. Nous faisons les premiers kilomètres avec grande prudence car la route est gras-mouillé nécessitant une attention de tous les instants. Arrivés à Grenoble, nous faisons une petite pause et Marc décide de rejoindre l’auberge Nova (2ème gîte ) par le chemin le plus rapide car il n’est pas en grande forme et manque de confiance sur son Café racer. C’est donc à 3 que nous affrontons la suite du parcours, nous arrivons à Vizille où les choses sérieuses vont commencer à devenir sérieuses avec le premier col de la journée le Glandon. (1924m), la montée se déroule parfaitement sous la conduite de la Transalp de Pervers, en dépit de la route mouillée. Puis c’est le col de la croix de fer, nous rencontrons successivement des chutes de pierres importantes sur la route, puis un troupeau d’ânes en liberté au milieu de la chaussée qui semblent complètement imperturbable au passage des motos, puis un peu plus loin un troupeau de moutons est lui aussi au milieu de la route sous la conduite d’un chien et d’un berger, au passage nous avons pu apprécier le travail admirable réalisé par ce chien (impressionnant …le métier de ce border coolie) le berger au visage buriné par les années, le froid et le soleil nous salue au passage. Au sommet du col de la Croix de fer, nous voyons un groupe important de motos arrêtées à l’auberge du col. Nous en profitons pour faire également une pause et nous réchauffer avec un café. Nous reprenons la route pour rejoindre Saint Jean de Maurienne où nous nous arrêtons déjeuner et faire les pleins d’essence. Toute la matinée nous avons eu la pluie et nous nous interrogeons sur la suite du RB que nous allons suivre, vu l’heure il est 15h lorsque nous repartons de Saint de Maurienne, la sagesse nous conduit à écourter le RB initial et à éviter le Galibier et la partie italienne. Nous prenons donc la vallée de la Maurienne où pour la première fois de la journée nous rencontrons une route à peu près sèche. Cette route est bien monotone comparée à celles que nous avions prises le matin.. Enfin les premiers lacets du col de l’Iseran se précisent et les choses sérieuses recommencent. Nous montons tranquillement car la route est redevenue humide depuis le bas du col et la pluie recommence. Au fur et à mesure que nous gravissons la pente, nous rencontrons d’épaisses couches de brouillard et le froid commence à se faire très présent. A nouveau nous trouvons quelques chutes de pierres, le temps de me faire une petite frayeur car j’ai roulé sur une pierre que je n’ai vu qu’au dernier moment. Par moment le brouillard se dégage ce qui nous permet de découvrir de merveilleux paysages, toutefois ces instants sont très furtifs et nous retrouvons très vite le brouillard et vers 2500 mètres nous commençons à recevoir les premiers flocons de neige, ce qui ira en s’accroissant à mesure que notre altitude s’élève. Après un dernier lacet nous parvenons au sommet. Le froid est très fort, toutefois nous nous arrêtons le temps d’une ou deux photos pour immortaliser l’événement (2770 mètres). Puis nous attaquons la descente avec prudence. La neige est vite remplacée par de la pluie et du brouillard. Après une descente prudente, nous atteignons Bourg Saint Maurice, il ne nous reste plus que la montée vers l’Auberge Nova qui nous accueille pour la 2ème nuit. La montée est particulièrement difficile du fait que le froid commence à nous engourdir et aussi parce que les lacets sont particulièrement prononcés et la route relativement en mauvaise état.

Nous apercevons le panneau indiquant l’Auberge, et nous rejoignons ceux déjà arrivés depuis un petit moment. Nous avons fait environ 250 kilomètres dans la journée, bien fatigués quand même malgré le kilométrage assez faible mais heureux de cette ballade (neigeothon Copyright Yamo)

 

4ème épisode : la neige :

Les derniers petits groupes arrivent les uns après les autres, puis c’est le repas animé, chacun racontant sa journée et les anecdotes. Puis après quelques gouttes de « bizarre », la fatigue aidant chacun va se coucher, avec l ‘espoir qu’il fera beau le lendemain matin pour la ballade autour du Mont-Blanc qui s’annonce magnifique.

Réveil à 7h30, bizarre !! dehors il fait très clair ! il semble faire beau ! je jette un coup d’œil par la fenêtre ! Erreur, une belle couche de neige apporte cette luminosité, tout le monde se précipite, chacun va faire des photos pour immortaliser sa monture sous une couche de 10 cm de neige… La neige continue de tomber ! Bon ! pour le Mont Blanc c’est fichu ! nous sommes à 1500 mètres seulement et nous devions passer les cols du  Petit et du Grand St Bernard dépassant très largement les 2000 mètres. La circulation doit y être impossible ! après le p’tit Dej nous décidons de descendre à Bourg saint Maurice, après une descente très prudente sous la neige, puis sous la pluie nous arrivons à un relais moto où nous nous retrouvons en grand nombre, autour d’un café nous décidons de rentrer tranquillement chez nous.

Nous partons à 5 jusqu’à Chambéry avec Pervers, Marcman, Viral, Yamo et moi. Nous quittons Viral à Albertville qui prends une autre direction.

Jusqu’à  Chambéry nous avons bien roulé emmené par la Transalp de Jean Jacques. Malheureusement en arrivant sur Chambéry, Yamo a fait une petit glissade sur un rond point douteux (et surtout du à ses problèmes moteur… ah ces ducat J ), bilan : rien de grave , sauf un cligno gauche et le guidon est  bien tordu.

Yamo devant passer à Roanne chez Jean Jacques il décide de m'accompagner par l'autoroute jusqu'à Lyon tandis que les 2 transalpistes (Jean Jacques et Marcman) prennent une route moins monotone.

Après un resto réparateur où la serveuse doit encore rêver des blagues de Jean Jacques à Chambéry, je prends donc l'autoroute  avec Yamo, après quelques averses bien fournies nous arrivons à Lyon sans problème  particulier malgré le guidon de la Ducati bien tordu. Après avoir tourné un peu en rond avant de retrouver la bonne route, j'accompagne Yamo jusqu'à l'embranchement de la route de Roanne et nous nous séparons là en espérant que Yamo arrivera sans encombre jusque chez Jean Jacques qui pourra peut être lui trouver une solution pour son guidon afin qu’il puisse remonter dans le Nord dans des conditions plus confortables.
Je reprends donc la route seul jusqu'à Limoges, après m'être franchement perdu à Lyon je retrouve enfin la direction St Etienne, Clermont Ferrand. L'autoroute est monotone mais avec la pluie et l'heure tardive ça reste la meilleure solution. tous se passe bien, le froid est vraiment très intense en arrivant sur le Haut Forez , une pause essence et café me permet de me réchauffer un peu, puis je reprends la route encore 200 bornes de nationale jusqu'à Limoges. J'arrive vers 22h à Limoges bien fatigué et un peu transi, mais super content de ce week end EXTRA malgré le temps qui aurait pu faire un effort :-)) ,

 

Je tiens à remercier Mash et Cécé pour l'organisation qui a été super :  les gites étaient très bien, la bouffe aussi...  et l'ambiance géniale. En bref je suis prêt à recommencer.

 

Dom87